J’imagine
La pluie joue sa musique sur mes fenêtre incliné ver le ciel sombre de cette nuit de printemps… Je contemple les toits de ma ville perdu dans la pénombre, le front appuyé contre la froide vitre… J’ai entrouvert un peu l’une des fenêtre pour laissé s’échappé la fumé de la cigarette que je fume et je frissonne légèrement sentant le courant d’air passé sur ma peau nue… Je suis au dernier étage, perdue dans le noir, je domine le sommet du centre ville, personne ne peut me voir…Et je pense à toi… Toi que je ne connais pas encore ou si peu alors…
Je t’imagine si grand et moi si petite perdu au creux de tes bras, mon visage enfouie dans ton torse à la recherche de ton odeur, sucrée comme celle du pain qui cuit, prenante comme le goudron humide après un orage d’été, fauve comme après une nuit d’amour…
J’imagine tes mains le long de mon dos me procurant les premiers frissons… Puis ta bouche sur la mienne, rassurante tendre mais ferme, qui apaisera mes craintes d’abandon au matin suivant en l’espace d’un instant par la force de ce premier échange intime…
J’imagine tes dents mordillant mes lobes, puis ta langue parcourant et chatouillant le creux de mon cou… Elle continuerait sa course, entre mes seins, jusqu’à mon ventre, tu serrais la à genoux, ta tête sur mon ventre appuyé doucement, tes grand bras entourant mes hanches fermement comme pour dire tu es à moi, je suis là et jamais je te lâcherai…
J’imagine que mes jambes céderais sous les frissonnements provoquer par tes baisers, tes caresses, tes morsures toujours plus intenses au creux de mes reins… Tu m’allongerais sur ce grand lit qui est trop vide depuis trop longtemps désormais…
Dans la pénombre de la nuit et des lumières de la ville, nous nous observerions, nos mains découvrant ce que nos yeux ne peuvent percevoir dans cette demi-obscurité… Je devinerais un sourire sur ton visage aux bruits de mes premiers soupirs d’abandon sous tes caresses…
Puis cela devient vague, j’imagine encore le jour se levant, toi nu à moitié recouvert des draps en batailles seuls témoins de nos étreintes nocturnes douce, tendres, passionnée, mordante, intenses… J’entendrais ton souffle réguliers, comme celui du sommeil d’un enfant… Je contemplerais l’horizon rougeoyant un larme coulant le long de ma joue, mêlée aux traces de ta salives que tes baisers ont laissé sur ma peau brûlante de désirs…
Une larme de bonheur d’une nuit d’extase, une larme de peur que tu te lèves, claque la porte et que jamais tu me reviennes…






