M’zelle Emma

De Neuchâtel à l’Ajoie, au fond à gauche du Jura Suisse… Blog d’une presque trentenaire Suisse Romande

Passion innasouvie

Je sais désormais que tu m’observes, que tu as toujours un œil sur moi. Tes remarques, tes allusions ton trahi et m’ont mis en émois.Je ne pensais pas te rencontrer, du moins je ne pensais pas que le destin mettrait sur ma route un homme comme toi. Moi qui me posais déjà tant de questions, qui doutais tellement de moi, de mes sentiments, de mes envies, des choix que je devais prendre et qui justement évitais de trop y penser. Te voilà comme une tornade qui pénètre dans ma petite vie, que je pensais désormais rangée, sans surprise, toute tracée et je me résignais déjà presque à l’accepter ou la subir. Ton regard, ton sourire, tes mains, tes reins, tes rires, tes clins d’œil, tes soupirs, tout m’obsède en toi, tout me perturbe, tu me fais bouillir de l’intérieur.

J’imagine tes lèvres se reprochant des miennes, tes mains saisissant mon visage fermement pour que même mes doutes et ma conscience ne puissent pas empêcher l’inévitable… Je rêve toutes les nuits de ton souffle dans le creux de mon cou, de sentir de tout ton poids sur moi, se poids, se corps à la fois étouffant, excitant, apaisant.

Je m’invente des étreintes fiévreuses, douloureuse, enivrantes, douce, puissante. Toi me surprenant et m’entraînant dans la forêt proche d’où on c’est rencontrer. Ta bouche sur la mienne en guise de doux baillons, appuyer contre l’écorce rugueuse d’un arbre qui me grifferait le dos, pendant que ta peau contre la mienne me caresserait langoureusement. Contraste douleur et douceur comme pour rappeler à ma raison que ce qui est parfois si bon est aussi dangereux et interdit.

Juste à l’évocation de tes mains sur mes seins mes tétons se dressent et frémissent d’envie… Tout mon corps se tend sous le désir, frissonne d’impatience, de frustration à force de fantasmer sur tes caresses que tu ne me prodigueras certainement jamais. Pourtant si tu savais comme mon désir est grand, ce n’est pas mon corps brûlant qui te réclame, c’est mon âme entière qui s’embrase quand je pense à toi, ou quand tu es près de moi sans que l’on puisse se toucher, tout juste s’effleurer maladroitement.

Je te veux, ce n’est pas qu’un caprice, c’est bien plus que sa, comme un cri, une morsure, ancrée au fond de moi. Il n’y pas que mes reins qui te réclament encore et encore, c’est chaque centimètre carré de ma peau qui brûle de désirs à ton égard. C’est ma langue qui aimerait rencontrer la tienne, te goûter, te dévorer, te lécher, mes lèvres qui raffoleraient de pouvoir t’embrasser dans le creux de ton cou, parcourir ton torse, le pli de ton aine, sentir sous leurs pression ton désir gonfler et se gorger de sang et de sève. Se sont mes mains qui sonderaient avec délices et douceur, la rondeur de tes fesses, qui grifferait avec ravissement ton dos sous le plaisir enfin éprouvé à découvrir ton corps minutieusement.

Je le sais bien, tu m’observes, que tu as toujours un œil sur moi. Tes remarques, tes allusions ton trahi et m’ont mis en émois. Pourtant malgré tout je navigue dans le noir, je ne sais si ce n’est que de l’intérêt amical, ou si comme moi tu brûles de l’intérieur sans oser balancer ta conscience et risquer le tout pour le tout sans penser aux conséquences…