M’zelle Emma

De Neuchâtel à l’Ajoie, au fond à gauche du Jura Suisse… Blog d’une presque trentenaire Suisse Romande

Tranche de vie

Résumé : Quelques jours dans sa tête… Plus sentimentale qu’ érotique sans doute, quoi que…

Elle avait proposé un souper avec un couple d’amis à elle… Au début c’étais sans arrière pensée, ou alors inconsciemment pour voir ce que donnerait une soirée en couple si on pouvait les considérer comme tel…

On aurait pu se dire que la soirée précédente aurait pu être considérée comme une soirée d’un couple normale aussi… Elle était sortie du boulot, il était venu la chercher à l’arrêt de bus. Devant la télé ils s’étaient installé, avait regardé un film un peu triste dans les bras l’un de l’autre. Tout naturellement il l’avait attiré à lui, elle s’était blottie contre lui comme si c’étais sa place depuis toujours. Le film terminé chacun son tour avait passé à la salle de bain, elle s’était démaquillé et avait enfilé une nuisette en coton rose toute douce et toute sage…

Pourtant dans le noir contre lui, le bout de tissus aussi innocent qu’il soit n’étais pas resté bien longtemps sur sa peau… La fenêtre était ouverte on entendait le chant des grillons prévenant de l’arrivé de l’été, et au loin le bruit de la route. La nuit était claire, elle pouvait contempler le ciel limpide illuminé d’étoile mais elle n’arrivait pas à se concentrer sur ce plaisir qu’elle aimait tant car elle sentait ces mains parcourir son corps et sa bouche chercher la sienne… Elle ne pouvait que céder à cet appel, et de toute façon elle aussi le désirait… C’est comme si leur deux corps s’attirait inexorablement comme des aimants…

Il lui avait demandé de se retourner, surprise elle s’était laissé faire. Il avait parcouru son dos, de bas en haut, de long en large, de ses doigts, de ses paumes, de ses baisers, elle s’était abandonnée sous tant de douceur, elle s’était sentie sereine comme elle ne l’avait pas été depuis longtemps…

Ils s’étaient fait l’amour tendrement, sagement presque innocemment comme deux enfants qui se découvraient. Pourtant son plaisir était monté très vite sous les caresses de ses mains… Elle avait frissonnée… C’étais comme par vague que cela l’avait surprise, envahit de l’intérieur la faisant s’onduler sous les pressions de ses doigts qui l’explorait. Puis elle s’était recroqueviller sur elle-même sous l’effet du plaisir et sursautait à chacun de ses effleurements. Elle était ainsi, après chaque orgasme elle devenait si sensible, impossible qu’elle simule pour ceux qui la connaissait car elle était prise de petits soubresauts telle une puce, ce qui d’ailleurs souvent amusait ou déconcertait ses amants en général, lui sans doute aussi. Même si dans l’obscurité elle ne distinguait pas les traits de son visage elle y devinait un sourire…Elle ressentait que son plaisir lui avait fait plaisir et l’existait d’avantage. Une fois le calme de son corps revenu, il s’était allongé lentement sur elle et l’avait pénétré avec douceur et profondément…

Elle aimait sentir son corps sur le sien, ce poids si lourd qu’il la recouvrait et faisait qu’elle s’enfonçait encore plus dans le matelas, elle se sentait si petite… Cette sensation de se faire posséder de l’intérieur et de l’extérieur était plus qu’enivrant et la faisait frissonner de bien-être. A chaque coup de ses reins où il s’enfonçait encore plus profond en elle, à chacun de ses baisers dans son cou elle se sentait se fondre à travers lui comme s’il ne faisait plus qu’un. Elle aurait encore voulu plus de lui, elle aurait voulu lui donner encore plus. Elle aurait voulu pouvoir boire son plaisir, ou sentir son plaisir s’écouler en elle par secousse et la remplir… Mais un bout de plastique aussi fin qu’il soit les séparait, c’étais le bout de plastique de la raison, et qui lui rappelait qu’il n’était pas un couple à part entière… Elle détestait ça…

Elle avait senti son corps se tendre légèrement sur elle, elle avait pressenti son désir éclaté, il avait été silencieux, juste un soupir peut-être… Elle en avait été presque déçue, elle aurait voulu qu’il se lâche plus, qu’il lui montre à quel point elle lui faisait du bien…

Dans la pénombre le réveil de son auréole rouge indiquait bientôt 3 heure du matin, elle n’étais pas fatiguée. Réveillé par le plaisir d’avant elle nageait encore en pleine euphorie, comme une petite fille elle avait envie de babiller, de câliner encore, de jouer… Lui comme la plus part des hommes le plaisir l’avait rendu un peu léthargique… Il commençait déjà de sombrer dans les bras de Morphée, mais sa main était accroché à la sienne et sa la rendait heureuse tout simplement. Elle n’arrêtait pas de soupirer, cela le faisait rire. Comme les chats s’étirent de bien être au soleil, elle, elle avait cette manie, elle soupirait d’aise… presque un ronronnement.

Elle aurait voulu retenir la nuit encore. Les yeux grand ouvert dans l’obscurité elle contemplait le ciel et écoute son souffle ralentir et devenir plus régulier, le souffle du sommeil l’avait gagné mais elle à ses côté n’arrivait pas à trouvé le repos… Elle aurait encore voulu lui parler de tout et de rien, surtout de ce grand rien qui barricadait son cœur. Elle sentait que quelque chose cognait à la porte de son cœur, elle aurait voulu lui dire, ou peut-être l’avait t’il déjà compris de toute façon… Comme elle avait compris qu’il se retenait de se laisser aller à ses sentiments… Elle se demandait si c’étais qu’il avait ressentit cette barrière qu’elle s’imposait que lui aussi cherchait des excuses pour ne pas se laisser aller… Ou simplement comme d’habitude elle n’étais pas assez bien, pas assez intelligente, pas assez jolie, pas assez tout court pour être aimé entièrement… Elle savait ce qu’elle provoquait chez les hommes, en général juste le désirs et le bien-être, elle savait être une amante douce et coquine, une amie fidèle, généreuse et ouverte, mais une amoureuse que trop rarement… Ca lui faisait mal et cela l’énervait, elle préféra fermer fort les yeux, s’imaginer le ciel à l’intérieur d’elle et fuir dans le sommeil pour s’oublier…

Elle était déjà réveillé, le soleil illuminait déjà la chambre, elle attendait sans bruit que le réveil se mette à biper, et profitait d’encore écouter son souffle régulier et de le regarder dormir. Quand le bip retentit elle fit comme d’habitude, poussa un grand soupir et s’étira. Elle se rapprocha un peu plus de lui, elle aurait encore voulu rester au lit, à le cajoler, à se faire câliner. Lui avait l’air pressé et c’étais levé en hâte, comme s’il avait déjà envie d’effacer leur nuit…Elle par habitude de pudeur, c’étais cacher sous les plumes, s’empêchant de pouvoir le retenir.

Ils s’étaient habillé chacun leur tour en vitesse, elle avait encore essayé d’être câline, mais lui la fuyait, ou se dérobait sous ses caresses…

Il l’avait raccompagné en voiture jusqu’au centre commerciale ou ses amies l’attendait. Elle aurait voulu se pendre à son cou, l’embrasser encore et encore, mais elle n’avait pas osée et c’était contenté d’un baiser sur sa joue et était partie sans se retournée. Elle avait remis son cœur et ses pensées en veille, accrocher un sourire sur son visage, la petite fille en elle était repartie dans les méandres de sa grotte intérieur, c’étais plus facile pour avancer dans la vie et être forte.

Elle s’était installé à un table d’un des bar du centre commerciale, et buvait un chocolat froid en attendant ces amie. Elle n’aimait pas le café, elle préférais la douceur du chocolat et du lait, lui permettant de prolongé ainsi le goût de l’enfance. Malgré le masque qu’elle essayait de s’imposé, elle était perdue dans ses pensées… Ce soir, elle savait qu’elle le retrouverait pour une soirée avec ses amis, mais elle ne savait pas vraiment comment elle devrait réagir envers lui… Et puis il y’avait l’autre… Cette autre qui avait essayé de la séduire pendant plus de 7 ans, mais sans jamais manqué de courtoisie et de gentillesse. Il voulait d’elle, telle qu’elle était, cela la troublait, il l’a troublait aussi. Elle se sentait si petite à côté de lui. Mais son souvenir s’estompait dès que ses pensées revenait à la nuit qu’elle venait de passer.

Ses copines la rejoignirent enfin, elles papotèrent et firent les courses en rigolant. La paie venait de tombé, c’étais idéale pour faire du shopping, se faire plaisir et passer ses frustration sur la carte de crédit.

La journée c’étais ainsi déroulée, boutiques, rire complice entre amies, essayage de vêtements, de sous-vêtements, thé glacée sur les terrasses du centre ville dans la chaleur du premier jour de juin…

Elle avait préparée ses affaires pour dormir au camping, cette nuit c’est auprès de sa douce amie qu’elle dormirait. Ce n’était pas seulement pour lui tenir compagnie car elle savait, elle le sentait qu’elle avait besoin de présence, en presque 10 ans d’amitié depuis les bancs d’écoles on apprend à se connaître à demi-mots. Elle sentait que Carine avait les idées et le cœur confus et s’en inquiétais… Elle ne savait plus comment la rassurer, l’encourager. Elle ne comprenait pas qu’une fille si jolie, non même plus que jolie, belle simplement et naturellement, doute tellement d’elle-même. Elle avait observé souvent dans la rue, le regard des hommes sur son amie, elle en était même un peu jalouse, mais fière à la fois. Comment pouvait elle lui faire comprendre qu’elle pouvait faire chavirer n’importe qui par sa douceur et gentillesse, ses magnifique yeux bleu foncé, ses lèvres rose perle, de long cheveux blond blonds vénitien, et son corps aux formes harmonieuse et souple. Carine était ce qu’on pouvait appeler une jeune femme simplement belle et discrète au charme naturel. Elle aurait voulu faire preuve d’une amitié plus exemplaire et se consacrer plus à sa douce amie mais ses idées étaient si embrouillées ses temps, qu’elle avait peine à faire preuve de logique et de pragmatisme.

Donc cette nuit elle dormirait auprès d’elle car son ami devait rentré le soir à leur appartement et puis c’étais plus facile ainsi… Encore une nuit aux creux de ses bras, elle ne savait pas si les barrières de son cœur y résisteraient.

En attendant les garçons les deux amies avaient tout préparé, nettoyé la table, les chaises, fait les courses pour les grillades, coupée les salades, dressé la table pour l’apéro. L’ami de Carine était arrivé peu après, suivi de peu par « lui ».

Elle était nerveuse, avant de partir pour le camping, elle avait pris simplement une douche, c’était lavé ses cheveux qui tombait bien plus bas que ses épaules maintenant, avait enfilé une petite robe simple une touche du parfum au creux de son cou qu’il aimait.. Elle le connaissait déjà ce genre de détails donc elle en usait. La robe ne mettait pas vraiment sa silhouette en valeur car ne cachait pas certaines de ses formes trop rondes, elle n’avait pas mis de maquillage non plus. Elle n’avait simplement pas envie de tricher d’user d’artifice, d’être naturelle, d’être celle avec qui on se lève chaque matin, ses armes de séduction ce soir se serrait ses yeux vert-bruns, son rire et son sourire et ce qu’il trouvait déjà belle en elle son intérieur…

La soirée c’étais déroulée plus ou moins agréablement, car Carine avait un peu craqué et s’était réfugié dans la cuisine pour cacher ses larmes. Son ami ne se rendait pas compte que certains de ses mots pouvait la blesser ou la perturber. Elle, tant bien que mal essayait de lui faire entendre raison, mais perturbé par la présence si proche de l’autre, elle avait du mal… Elle avait rejoint Carine dans la cuisine, l’avait un peu consolé prise des ses bras, posé des baisers sur son épaule fraîche et douce et tenté de la rassurée. La nuit avait suivi son cours entrecoupé du souper et de longues argumentations sur tout et rien des deux couples.

L’ami de Carine avait fini par rentré car il devait aller dormir, une longue journée l’attendait le lendemain.

Ils avaient encore papoté un moment à trois, puis il avait lancé « alors on va se baigner ? ». Il était bientôt minuit, même pour une nuit de juin il faisait frais mais c’étais agréable comme température… Elle savait par contre que l’eau serrait froide, la météo avait annoncée le lac à 16 ou 17 degré… Elle avait fini par craquer et dit qu’elle voulait bien essayer au moins d’y glisser quelques orteils. Carine avait préféré resté au calme ou les laissé un peu seul en tête à tête.

La ciel était illuminé d’étoiles, le camping dormait déjà et la plage semblait déserte. Comme ce n’étais pas éclairé et l’accès à l’eau un peu compliqué elle avait peur de trébucher, naturellement leurs mains c’était trouvé comme d’habitude… A partir de là, elle n’avait plus essayé de scruter le sol à la recherche d’éventuel obstacle, car sa main serré dans la sienne la rassurait et elle savait que si elle trébuchait, il serrait là pour la rattraper…

Au bord de l’eau ils avaient abandonnés leurs vêtements. Sa robe était tombé légèrement sans bruit sur le sol et pour une fois elle ne baissait pas son regard car la nuit l’enrobait et dissimulait ses formes et ainsi elle se sentait plus libre.. C’est elle qui avait glissé un pied dans l’eau et s’étais étonnée de sa tiédeur. Cela devait d’être du au faite que le lagon n’étais pas profond et protégé des courant du large.

Toujours mains dans la mains, ils avancèrent dans l’eau, s’enfonçant un peu dans la vase du rivage. Sensation désagréable que de sentir le sol se dérober sous ses pieds et glissé à travers ses orteils, mais elle n’y pensait pas, elle était juste emplis de bonheur simple.

Petit à petit ils s’éloignèrent de la côte, avançant dans l’eau, montant et descendant les bancs de sable. L’eau effleurait déjà ses seins alors que pour lui cela atteignait à peine sa taille, elle était si petite à côté de lui. Il l’attira à elle, et blotti l’un contre l’autre ils contemplèrent le firmament qui fût déchiré l’espace d’un instant par une étoile fillante. As-tu fais un vœu lui susurra t’il à l’oreille ?